Une stabilisation de l’état de santé
La consolidation correspond au moment où l’état de santé est suffisamment stabilisé pour évaluer les séquelles durables. Elle ne signifie ni disparition de la douleur, ni retour à l’état antérieur. Des soins peuvent encore être nécessaires après cette date.
Cette notion est distincte de la reprise du travail. Une personne peut reprendre une activité tout en conservant des limitations ; inversement, l’arrêt de travail ne suffit pas à décrire l’ensemble du préjudice corporel.
Avant et après la consolidation
L’évaluation distingue les conséquences temporaires de celles qui persistent. Avant la consolidation, le dossier retrace notamment les périodes de soins, les difficultés dans la vie courante et les pertes économiques. Après, il examine les séquelles et les besoins futurs.
Par exemple, une aide ponctuelle pour les repas après une intervention et une assistance durable pour les gestes de la vie quotidienne ne décrivent pas le même besoin. Les dates, la fréquence et la nature des tâches doivent être précisées.
Les documents à conserver
Gardez les comptes rendus de suivi, les bilans de rééducation et les prescriptions. Notez aussi les changements concrets : reprise à temps partiel, abandon d’une activité sportive, besoin d’un équipement ou intervention d’un proche.
Si la date ou les conséquences retenues dans le rapport vous semblent difficiles à comprendre, le cabinet les examine avec vous. L’objectif est de relier les constatations médicales à la situation personnelle, puis aux demandes d’indemnisation, sans confondre stabilisation médicale et disparition du dommage.
